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20-01-2012 |
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Lancement de la revue SPECIMEN
La revue Hippocampe est invitée à la table ronde de présentation et de lancement de la revue d'art Spécimen le lundi 13 février 2012 à 20 heures, au théâtre Kantor de l'ENS Lyon. L'occasion de découvrir cette nouvelle revue et de participer au débat sur le rôle et les spécificités des revues dans le paysage éditorial actuel. Gwilherm Perthuis évoquera les conditions de lancement d'Hippocampe, les particularités de ce projet et les choix précis qui déterminent une identité originale.
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15-01-2012 |
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Chantier en cours
(aperçu du sommaire)
Hippocampe n°
7 – avril 2012 – La Nuit, dossier Jean-Christophe Bailly
Muriel Pic traitera de la nuit dans l’œuvre de l’écrivain
W.G. Sebald ; Stéphanie Sauget évoquera les maisons hantées ; Corinne
Rondeau s’intéressa au cinéma de Béla Tarr ; Cyrille Noirjean travaillera plus particulièrement sur Le Cheval de Turin de Béla Tarr ; Gwilherm Perthuis présentera
le décor photographique de Brassaï pour la pièce Le Rendez-vous ; Julia Hountou
évoquera dans un essai précis la performance Nuit de Gina Pane ; Un texte
inédit de Hubert Haddad et un entretien avec l’auteur ; Un inédit du poète
Patrick Beurard-Valdoye tiré de son prochain livre à paraître en 2013 chez
Flammarion ; Quelques textes bilingues de Ernesto Castillo ; Une
évocation du travail photographique de Grégory Crewdson ; un article de Jacques
Finé et une nouvelle inédite de Marie-Laure Hurault...
Dans le dossier JC Bailly, nous publierons le texte inédit
d’une conférence que JC Bailly a prononcée aux Etats-Unis en octobre 2011, des
extraits de ses carnets renvoyant à la nuit, un essai de Henri-Alexi Baatsch
sur la Romantisme allemand, un article de Floriant Rodari et un texte de
Philippe Morier-Genoud sur le théâtre.
Dans les marges de ce numéro, nous réunirons un ensemble de
contributions qui prolongent des thématiques déjà abordées dans les précédents
numéros ou amorçant des réflexions qui pourront être prolongées dans les
prochaines livraisons : un entretien avec l’homme de radio Alain
Veinstein, un cahier art graphique (Mélanie Delattre-Vogt, Guy de Cointet, Jacqueline Salmon, Nicolas Aiello), le travail de l’auteur de bande dessinée
suisse Thomas Ott, un entretien avec Pedro G Romero (Frédéric Khodja), un essai
sur Ian Baxter (Fabien Pinaroli et Christophe Domino), un entretien avec Jean-Luce Verna...
Un ensemble de notes de lecture traitant de livres récemment
parus qui nous paraissent intéressants à évoquer par rapport aux préoccupations
intellectuelles de la revue (la sélection sera présentée dans quelques jours)
La revue Hippocampe organise une exposition sur le thème de
la Nuit qui accompagnera la parution de la septième livraison. Les œuvres de 11
artistes contemporains seront réunies du 26 avril au 6 juin 2012 à la galerie
Françoise Besson de Lyon (10 rue de Crimée, 1er). Pas seulement
centrée sur des représentations nocturnes, l’exposition sera une sorte de
grande chambre d’images permettant de questionner l’oubli, la mémoire, la
trace. Un article de la revue introduira les enjeux de l’exposition.
Artistes présentés : Nicolas Aiello, Emmanuelle
Castellan, Laurence Cathala, Eric Corne, Damien Deroubaix, Karine Hoffman,
Frédéric Khodja, Clément Montolio, Abel Pradalié, Anne-Laure Sacriste, Claire
Tabouret.
Parution du n° 7 : le 20 avril 2012 / informations :
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13-01-2012 |
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Chantier en cours :
construction du prochain numéro d'Hippocampe
Joan Brossa au MACBA
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Béla Tarr par Jacques Sicard
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Hippocampe, n° 6, Catalogne
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Chronique livre de
Gwilherm Perthuis
(diffusée sur Radio pluriel)
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13-01-2012 |
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Le fonds Brossa au MACBA
La Fondation Joan Brossa vient de déposer au MACBA de Barcelone la bibliothèque, l'ensemble des archives et le fonds d'oeuvres qu'elle gère depuis la mort de Brossa en 1998. Comptant environ 60'000 pièces, l'ensemble sera indexé, étudié, numérisé, et conservé dans de bonnes conditions, en particulier grâce à la provision de 300'000 euros que la ville de Barcelone a dégagé pour le projet. Plus de 50'000 documents ne sont pour l'heure absolument pas traités.
Martí Gasull. “Joan Brossa amb un poema visual a la Galeria Joan Prats”, 1982
Les chiffres sont impressionants : 6000 livres, 5700 magazines, 130 poèmes visuels (dont beaucoup sont inédits), 1000 photographies, 150 installations, ou encore 1000 posters... Le MACBA prévoit une importante exposition consacrée à relire le parcours artistique de Joan Brossa et de valoriser son influence sur l'art catalan et l'art international. Le fonds exceptionnel placé entre les mains de cette importante institution barcelonaise pendant 25 ans renouvelables pourra être confronté à d'autres ensembles déposés récemment dans les mêmes murs et qui posent des problématiques similaires : la Philippe Méaille collection (Art & Language), la collection Harold Berg's (Gordon Matta-Clark), la collection Herbig (Marcel Broodthaers).
Parmi les oeuvres importantes rassemblées, les catalans occupent une place importante aux côtés de Borssa : Joan Miró,
Antoni Tàpies, Moisès Villèlia, Joan Ponç, Modest Cuixart, Erwin Bechtold, Will
Faber, Perejaume and Jaume Xifra.
Nous reviendrons plus en détails sur ce dépôt à long terme dans quelques jours.
GP
Brossa, Joan, Set poemes
entremig d'un llibre, 1970,
dins del cicle Poemes habitables (poesia visual)
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09-01-2012 |
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Le
Cheval de Turin
de Béla Tarr
« Tout
comprendre, c’est tout mépriser ». Nietzsche ne se borna pas à être le
contempteur du nihilisme. Il en fut aussi l’ange. Disposition qui cristallisa
notamment dans l’évocation de l’Art. « La vérité est laide : nous
avons l’Art pour que la vérité ne nous fasse pas périr ».
« L’existence et le monde ne sont justifiés qu’en tant que phénomène
esthétique. »
Comment
le nihilisme nietzschéen s’accomplit-il au cinéma ? Quand tout se
répète, non selon le toujours neuf éternel retour mais l’usant retour du
même. Quand la monotonie du montré est redoublée par le montreur.
Quand le quotidien de l’homme de somme : l’obsession du feu, l’eau
cherchée au puits de plein vent, l’enfilage taiseux des couches de vêtements,
la charrette et son cheval qui renâcle sous le fouet, le plein jour comme un
degré de l’ombre, le travail le travail le travail le travail le travail, la
flamme à la mèche, l’escabeau à la fenêtre, la poignée de secondes installée à
demeure, les ongles qui épluchent les patates brûlantes, l’oubli de la facilité
qu’il y aurait à mourir – quand ledit quotidien est vu à travers les mêmes
cadrages, les mêmes distances, les mêmes rythmes, les mêmes angles, le même découpage.
Quand tout se passe comme dans un assemblage mécanique animé d’un mouvement de
friction de deux pièces métalliques que rien ne distingue, sinon que l’une est
plus dure, plus abrasive. Quand la forme use le fond, à le faire disparaître,
et qu’elle reste seule, vêtue d’un gris magnifique entre le fer et la perle.
Jacques Sicard
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05-01-2012 |
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