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(C)Sinécure | Jacques Sicard | Assayas Version imprimable Adresse mail

Carlos

d’Olivier Assayas

 

Celui qui a un chez soi auquel il s’identifie, sait pertinemment qu’il n’y a pas d’ici sans ailleurs – le chauvin est pèlerin – il n’a de cesse d’aller chercher en terre étrangère la justification de son esprit de clocher – il a tous les noms d’oiseau qu’il mérite : touriste, commis, etc., mais nul n’ignore que c’est lui le terroriste – qu’un bon storytelling a changé de salaud en rigolo – terroriste sans Terreur, au demeurant, qui ajoute du mouvement au mouvement existant – dont la politique est de chercher à poursuivre, mais par les voies qui sont les siennes uniquement – alors que tout porte à penser que la question qui anime la Terreur du terrorisme, c’est : Comment tout arrêter ? – biffure où l’on rencontre celui qui n’est chez lui nulle part.

 

Celui qui n’est chez lui nulle part, n’a aucune raison de changer de place – l’homme qui n’a pas d’étoile, séjourne au pied d’un clocher, l’indompté vit de mille petites habitudes – voyant toute chose sous un jour d’équivalence générale, il s’enracine là où il est, comme un arbre qui sans être mort ne produirait fleurs, feuilles ni fruits – il est stérile, aimable et silencieux – sa couleur étant celle des murs, il pourrait être une porte dérobée – par le moyen et le détour de quoi, son nom eût été lié à quelque affaire de poison ou d’assassinat – mais ce n’est là qu’histoire(s) de cinéma, l’inexistence est sauve – non ?

 

 

 

 

 

 
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