Celui qui a un chez soi auquel il
s’identifie, sait pertinemment qu’il n’y a pas d’ici sans ailleurs – le chauvin
est pèlerin – il n’a de cesse d’aller chercher en terre étrangère la
justification de son esprit de clocher – il a tous les noms d’oiseau qu’il
mérite : touriste, commis, etc., mais nul n’ignore que c’est lui le
terroriste – qu’un bon storytelling a changé de salaud en rigolo – terroriste
sans Terreur, au demeurant, qui ajoute du mouvement au mouvement existant –
dont la politique est de chercher à poursuivre, mais par les voies qui sont les
siennes uniquement – alors que tout porte à penser que la question qui anime la
Terreur du terrorisme, c’est : Comment
tout arrêter ? – biffure où l’on rencontre celui qui n’est chez lui
nulle part.
Celui qui n’est chez lui nulle part, n’a
aucune raison de changer de place – l’homme qui n’a pas d’étoile, séjourne au
pied d’un clocher, l’indompté vit de mille petites habitudes – voyant toute
chose sous un jour d’équivalence générale, il s’enracine là où il est, comme un
arbre qui sans être mort ne produirait fleurs, feuilles ni fruits – il est
stérile, aimable et silencieux – sa couleur étant celle des murs, il pourrait
être une porte dérobée – par le moyen et le détour de quoi, son nom eût été lié
à quelque affaire de poison ou d’assassinat – mais ce n’est là qu’histoire(s)
de cinéma, l’inexistence est sauve – non ?