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Jacques Sicard - Godard - Histoire(s) du cinéma |
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La « maison de verre » où, dans Nadja, André Breton disait vivre et que pour chacun il appelait de ses vœux, est devenue la réalité, naguère universellement exposée, du Palais de cristal de l’entreprise-monde – où il n’est pas jusqu’à ceux qui, jours et nuits, aux conditions hypocrites de l’humanisme, travaillent à la perfection de sa transparence qui ne soient au vu et au su de tous : outils animés ayant recouvré l’honorabilité de l’esclave du temps d’Aristote.
Au moyen de quel « intervalle » rayer la vitre totale ? Le montage de Jean-Luc Godard, peut-être. Et s’il fallait choisir, parmi les plus récents, celui d’Histoire(s) du Cinéma. Le moins religieux, puisque généralisant la discontinuité matérialiste, qu’il étend du plan horizontal (le raccord) au plan vertical (le représenté). Montage-répulsion dont on pourrait dire, puisque Breton il y a et le paraphrasant : indépendamment de ce qui est monté ou pas, seule la collure est magnifique.
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