Un
homme dort – la tête appuie sa joue sur le dos de la main droite – pur
effleurement – son bras replié s’accoude sur la jambe droite repliée aussi – le
buste est à la perpendiculaire de la jambe gauche étendue – bras et main
gauches soutiennent vers l’arrière à la façon d’un étai cet échafaudage tout à
la fois raide et volatil.
La vêture de l’homme détermine sa posture.
Le complet trois pièces de rond-de-cuir monté en graine et grade qu’il porte,
son improbable pose statuaire. On peut dire, qu’il décide de lui. Tout comme il
décide de la taille réduite du paysage au bord duquel l’homme se tient :
bateau sur plan d’eau aux rives d’herbe rase, qui ne saurait souffrir d’autre
échelle que celle ridicule de la maquette. Décide du fauteuil avec accoudoirs,
délocalisé de sa chambre, fleurant encore l’encaustique, et posé sur le
boulingrin comme il le serait dans un coin d’un monde-piété où les pièces ne
seront plus désengagées.
« L’habit fait le moine ». Et ce
photogramme d’insister. Lui ajoutant deux autres lieux communs, un peu remaniés :
le trait de désunion et prendre son mal en impatience. Le
résultat, comme on peut en juger, rend socialement aussi ennuyeux que
décoratif, ne change guère et malgré qu’on en ait le cours des choses – mais
soulage terriblement.