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Note de lecture - Immersion Musée de Valence Version imprimable Adresse mail

Une immersion hors les murs

par Gwilherm Perthuis

 

 

Dorothée Deyries-Henry (sous la dir.), Immersion [Franz Ackermann/Elisabeth Ballet/James Turrell], Valence, Musée de Valence, 2011, non paginé, 18 euros.

 

 

Pendant la longue période de travaux, le Musée de Valence développe un programme hors les murs ambitieux afin de poursuivre sa politique de monstration des collections et de proposer des axes de réflexion préfigurant les enjeux du musée agrandi et rénové. La thématique directrice de l’institution dirigée par Hélène Moulin, qui fut pensée autour d’un noyau extrêmement important de dessins d’Hubert Robert (1733 – 1808) , est la question essentielle du paysage. C’est à partir de ce thème que Dorothée Deyries-Henry, conservatrice chargée de l’art contemporain et du programme hors les murs, a imaginé une exposition traitant de l’immersion dans un environnement sensible. En réunissant les œuvres de Franz Ackermann, Elisabeth Ballet et James Turrell, elle pose le problème de l’œuvre d’art qui englobe le spectateur, pris dans une scénographie totale à laquelle il n’est pas seulement confronté comme dans les peintures de Hubert Robert, mais pleinement inscrit et englobé. Il s’agit d’interroger les limites de l’espace dans lequel le visiteur évolue et de brouiller les frontières entre le monde réel et les lieux de l’art. La fusion de l’art et du réel est on le sait illusoire, même si les artistes n’ont cessé d’essayer de les confondre par les instruments plastiques dont ils disposent.

Les trois artistes réunis dans l’exposition ont pour point commun de produire des chevauchements entre médiums et de brouiller les limites entre les images produites dans un cadre fermé et dans un espace diffus. Les lignes et les formes de Franz Ackermann (sortes de all over) trouvent des prolongements dans les sculptures de Elisabeth Ballet, tandis que James Turrell bouleverse la perception d’une salle avec une simple projection…

Le catalogue est articulé en deux parties séparées : des essais relativement référencés qui inscrivent les trois artistes dans l’histoire de l’art des cinquante dernières années, puis des photographies d’œuvres exposées, dont l’organisation graphique efficace permet d’enrichir la lecture des textes et non seulement de les illustrer. Les articles de Matthieu Poirier, Philippe-Alain Michaud et Corinne Rondeau sont chacun centrés sur un des artistes tandis que la commissaire de l’exposition propose une introduction synthétique de son propos.

 

Note de lecture à retrouver dans le n° 6 de la revue Hippocampe.

 

 

 
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